Condivido con voi l’esperienza della mia attuale missione a Nairobi. Sono membro della comunità di tre suore, prima presenza delle Suore di Santa Dorotea in questa terra. E’ una presenza che prende l’immagine di una madre che prova la gioia di vedere il suo figlio nascere e che apprende giorno per giorno come farlo crescere nell’amore, nella pazienza e nella speranza.
Il carisma ci sostiene nel modo di manifestare la nostra presenza tra questo popolo, attraverso piccoli gesti: l’ascolto, il dialogo, un semplice saluto. Questa vicinanza ci aiuta a entrare progressivamente nella realtà sociale, e costatiamo un’apertura che si sta diffondendo nel nostro ambiente. La gente ci esprime la sua gioia di vederci tra di essa. Alcuni ci invitano a casa loro, altri vengono a farci visita, noi cerchiamo di rispondere per farci conoscere.
Personalmente, questa esperienza mi fa sentire come un vaso nelle mani del Vasaio, da cui ricevo la forma, e imparo a rinunciare alle mie abitudini per entrare nella cultura dell’altro. E’ un passaggio che esige sempre un piccolo sacrificio. Ma, come seconda madre, capisco che è un mezzo attraverso il quale genero la vita. E’ in questo che trovo la forza di sperare contro ogni speranza, come ci dice Don Luca.
Infine, l’accompagnamento dell’Istituto e la considerazione della Chiesa locale ci sostengono molto. Noi camminiamo, dunque, con speranza e fiducia in ciò che Gesù Cristo vorrà realizzare attraverso noi, umili sue serve.
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Je vous partage l’expérience de ma mission actuelle d’ici à Nairobi. Je fais partie de ces trois Sœurs qui marquent la première présence des Sœurs Educatrices de sainte Dorothée en cette terre. C’est une expérience qui prend l’image d’une mère qui éprouve la joie de voir son enfant naitre et qui apprend au quotidien, à le faire grandir dans l’amour, la patience et l’espérance.
Le charisme est en train de nous soutenir dans la manière de manifester notre présence au milieu de ce peuple par les petits gestes d’être avec eux, les écouter, dialoguer avec eux si possible, leur offrir une simple salutation.
Cette proximité nous aide à entrer progressivement dans la réalité sociale et ça fait remarquer une ouverture qui est en train de s’étendre dans notre environnement. Les gens nous expriment leur joie de nous avoir au milieu d’eux. Certains nous invitent chez eux et d’autres viennent nous rendre visite. A notre tour, nous essayons d’y répondre au maximum afin de nous faire connaitre davantage.
Personnellement, cette expérience me fait sentir comme un vase dans les mains du potier, de qui je reçois la forme. Apprendre renoncer à mes habitudes pour entrer dans la culture de l’autre. C’est un passage qui exige toujours un petit sacrifice. Cependant, comme seconde mère, je comprends que c’est un moyen par lequel j’engendre la vie. C’est en cela que je trouve la force d’espérer contre toute espérance comme nous dit Don Luca.
Enfin, l’accompagnement de l’Institut et la considération de l’Eglise locale nous soutiennent beaucoup. Nous cheminons donc avec espérance et confiance à ce que le Christ voudra mieux réaliser à travers ses humbles servantes que nous sommes.

